10 février : Portsmouth et balade sur l’Indian River

10 février : Portsmouth et balade sur l’Indian River

Loisirs

Nous avons rejoint la baie de Portsmouth et retrouvé nos amis de Kirikou au mouillage ! Quel plaisir de se revoir, juste le temps d’une soirée car nos routes se croisent : eux viennent de la Guadeloupe et redescendent vers Roseau. L’excursion principale ici est une balade de 2 h en barque sur l’Indian River. A 8 h du matin, nous embarquons donc avec un couple d’allemands, une famille australienne et une famille danoise, et une fois n’est pas coutume, nous nous laissons transporter sur les eaux calmes de la rivière. Nous avons tout le loisir d’observer poules d’eau, martin-pêcheurs, hérons et colibris. La promenade au milieu des palétuviers est très agréable, par moment même envoûtante lorsque nous longeons les énormes racines aux formes biscornues. Nous passons devant une étrange cabane : il s’agit là encore d’un élément de décor de Pirates des Caraïbes 2 (le repère de Calypso) ! Au bout du parcours, nous faisons une halte dans un bar joliment aménagé, entouré de fleurs et d’oiseaux. Un panneau donne le ton : « Re-connect with nature » : effectivement le lieu est propice à la détente. Jus de fruits rafraîchissants ou tisane au gingembre, il y en a pour tous les goûts ! Notre guide, Cobra, tresse habilement des feuilles de palmier pour fabriquer des poissons et des oiseaux pour les enfants. Au retour, il nous propose une nouvelle excursion pour visiter le nord de l’île le lendemain : nous sommes tous enthousiastes et décidons de la faire ensemble, afin de négocier un bon prix. L’après-midi nous visitons Portsmouth, que je décrirai comme un joyeux bazar ! Aucune maison ne se ressemble, des masures faites de trois planches et d’un toit en tôle côtoient de grandes demeures à deux étages, le linge sèche partout, les gens vendent fruits et légumes sur le pas de leur porte, la sono est réglée au maximum, tandis que poules, coq et poussins picorent dans les jardins et les terrains vagues. Il se dégage de tout cela un certain charme !

Dominique
Balade sur l’Indian River et racines enchevêtrées.
Dominique
Halte ressourçante au bar.
Dominique
La paparazzi des oiseaux en pleine action !
Dominique
Maison à Portsmouth.
8 février : la côte est de l’île

8 février : la côte est de l’île

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Nous commençons la journée par un snorkelling à Champagne, un site sous-marin où les poissons nagent au milieu de chapelets de bulles. En effet, de minuscules bulles s’échappent de la roche et remontent à la surface, comme dans une coupe de Champagne ! C’est amusant à observer et le récif abrite de jolis coraux et poissons variés. Nous nous rendons ensuite à Emerald Pool, un autre site très touristique. Aujourd’hui les croisiéristes ont débarqué sur l’île et cela se voit, le parking est envahi de minibus ! La promenade est néanmoins très agréable au cœur d’une végétation toujours surprenante et luxuriante. Arrivés devant la chute d’eau et sa piscine naturelle, nous faisons demi-tour car il faut presque faire la queue pour pouvoir se baigner, dommage ! Pour la couleur émeraude on repassera car ça manque un peu de soleil, mais le site est beau quand même ! Notre chauffeur nous amène ensuite  dans le territoire des Kalinagos, une communauté de près de 3000 descendants des Amérindiens, souhaitant conserver les traditions de leurs ancêtres. Difficile de s’en rendre compte car il y a longtemps qu’ils ne portent plus le pagne et leurs maisons ressemblent beaucoup à celles des autres habitants… Ils vendent des souvenirs sur le bord de la route : colliers de graines, masques et vannerie. Nous goûtons le pain à la farine de cassave et à la noix de coco, une de leurs spécialités. Mais nous ne faisons que traverser leur territoire et regrettons de ne pas en apprendre plus sur leurs coutumes. Nous poursuivons notre tour de l’île en voiture, le paysage de la côte change complètement : cocoteraies et bananeraies à perte de vue. Nous traversons d’innombrables rivières. Beaucoup de routes sont déviées car des tronçons entiers se sont effondrés après le passage du cyclone Erika. Nous constatons que la Dominique a été  vraiment meurtrie par les cyclones successifs qui ont dévasté des champs entiers de canne à sucre et abîmé le réseau routier. C’est la fin de notre road-trip de 3 jours, et nous sommes un peu tristes de quitter notre super chauffeur Wawa ! Il nous offre gentiment des « cocoa sticks », c’est-à-dire des bâtons de cacao, pour que je puisse préparer le « cocoa tea » ou chocolat chaud.

Dominique
Snorkelling à Champagne.
Dominique
Emerald Pool : il faut faire la queue pour avoir son selfie devant la cascade !
Dominique
Echoppes à souvenirs sur le territoire des Kalinagos.
Dominique
Plantations de bananes et de cocotiers.
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Une route effondrée après le cyclone Erika.
7 février : dans le Parc national du Morne-Trois-Pitons

7 février : dans le Parc national du Morne-Trois-Pitons

Loisirs

Aujourd’hui un guide assermenté nous accompagne pour explorer les sites naturels du Parc national du Morne-Trois-Pitons. Il se surnomme Berky et nous séduit par son sourire éclatant, sa bonne humeur et sa connaissance de l’île. Nous avons de la chance car il n’y a pas de bateau de croisière aujourd’hui, du coup nous pouvons profiter pleinement des différents sites. La route est sinueuse et après moult virages, nous arrivons à Fresh water lac, un joli lac de cratère. Nous sommes saisis par la fraîcheur à cette altitude, et il fait bon humer l’air pur ! Nous avançons sur le chemin autour du lac, fait de marches de rondins et de racines, emprunté autrefois par les esclaves. La végétation est incroyable avec de magnifiques fleurs de balisiers. Nous nous rendons ensuite à Titou Gorge (ti’tou signifie « petit trou » en créole) pour une baignade insolite : nous devons louer des gilets de sauvetage car il y a du courant, nous sommes prévenus ! Nous sautons dans une eau fraîche (18°, nous avons perdu l’habitude !) et nageons à contre courant le long de parois caverneuses, jusqu’à une cascade. Là, le guide nous lance une bouée à laquelle nous agrippons pour pouvoir grimper sur un rocher car le courant est très fort ; ensuite nous pouvons sauter dans 20 mètres de fond et nous laisser porter jusqu’au point de départ. Frissons garantis ! Johnny Dep en personne a sauté dans ces gorges lors du tournage de Pirates des Caraïbes 2 ! Notre guide nous amène ensuite aux Trafalgar Falls, l’excursion phare de l’île. Un chemin s’enfonce dans la forêt luxuriante et au bout de 10 minutes, un panorama grandiose s’offre à nous : deux cascades éclaboussant d’énormes  blocs de pierres et formant par endroits de petites piscines naturelles. Nous nous jetons à l’eau encore une fois, c’est irrésistible ! Après une pause déjeuner, nous finissons la journée chez « Tia’s hot sulphur water springs », autrement dit un spa d’eau chaude soufrée, idéal pour se délasser. Nous avons du mal à partir tellement l’endroit est agréable, en pleine nature ! Nous ressortons avec la peau toute douce et orangée, à cause du soufre ! Encore une journée incroyable 100 % nature au cœur de la forêt. Nous sommes sous le charme de la Dominique ! Cette île est vraiment un paradis pour les randonneurs, des novices aux plus chevronnés. Beaucoup de sentiers balisés et faciles d’accès avec les enfants nous permettent de pénétrer dans la jungle et de profiter de cette nature exubérante où tout est gigantesque. Il n’y a pas un seul centimètre carré de terre qui ne soit pas recouvert de végétation ! Même les troncs d’arbres sont envahis de plantes grimpantes !

Dominique
Balade autour de Fresh water lac.
Dominique
Panorama de Fresh water lac.
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Heliconia (également appelé balisier) le long du sentier.
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Titou gorge
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Trafalgar Falls
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Baignade rafraîchissante
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Tia’s hot sulphur water springs
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Barque en bois traditionnelle et son filet assorti, la classe !
6 février : le sud de l’île autour de Soufrière

6 février : le sud de l’île autour de Soufrière

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Notre circuit en mini-bus commence par la visite de Roseau, la capitale, et les formalités de « check in ». Un mastodonte est amarré et va déverser son flot de croisiéristes pour la journée… Nous traversons le jardin botanique : à l’entrée se trouve un énorme baobab africain qui a écrasé un autobus garé là lors du passage de l’ouragan David en 1979. Le bus (heureusement vide) est resté sous le tronc tandis que le baobab a continué à grandir ! En traversant les différents villages, je suis étonnée par l’omniprésence de dessins publicitaires sur toutes les échoppes, bars ou épiceries : ici les marques de boissons comme la bière locale Kubuli et Heineken, ou encore Coca-Cola, sont soigneusement peintes à la main, avec  beaucoup de dextérité ! Evidemment Mathilde est aux anges et passe son temps à photographier le célèbre logo rouge et blanc (toujours pour décorer sa future chambre !). Notre chauffeur Burnett George, surnommé WaWa, nous amène à Soufrière Sulphur Springs pour un bain dans un bassin rempli d’eau chaude soufrée, mais seule Maëlle est tentée par la baignade ! Nous remontons le cours d’eau à travers la forêt. Nous poursuivons ensuite vers le sud jusqu’à Scotts Head Village, un petit village de pêcheurs typique. Je peux observer les pêcheurs à l’œuvre, sortant un à un les poissons des mailles du filet, tandis que les doudous viennent directement se servir ! Nous déjeunons dans le seul restaurant du village, le plat unique du jour : salade de chou-carotte, cuisse de poulet en sauce et riz mitonné aux lentilles. Très bon ! L’après-midi, direction le « Bubble beach spa », une petite plage coquettement aménagée qui a la particularité d’abriter des sources chaudes : de minuscules bulles sortent du sable et remontent à la surface. Le sable est brûlant, il faut se jeter à l’eau d’un seul coup et ensuite se prélasser dans 30 cm d’eau pour profiter des bienfaits de l’eau chaude sulfureuse ! Nous constatons qu’il y a des habitués du lieu !

Dominique
Le fameux autobus jaune écrasé par un baobab après le passage du cyclone David en 1979, qui a dévasté l’île.
Dominique
Notre mini-bus devant un gigantesques ficus aux racines encore plus géantes !
Dominique
La fameuse bière Kubuli, reprenant une partie du nom originel de l’île : Waitukubuli.
Dominique
Un abris-bus aux couleurs Coca-Cola !
Dominique
Scott Head village : au retour de la pêche.
Dominique
Même les chats ont leur part de poisson !
Dominique
Barque en bois traditionnelle et son filet assorti, la classe !
Dominique
Bubble beach spa : un havre de paix.
Dominique
Eau chaude du spa ou eau fraîche de la mer, au choix !
Dominique
Une baignade aux vertus thérapeutiques, comme nous l’assure cette dame.
Dominique
Les bulles qui remontent à la surface.
5 février : arrivée à la Dominique

5 février : arrivée à la Dominique

Voile

Dimanche 5 février, nous quittons le mouillage de Saint-Pierre, direction la Dominique ! Très belle navigation, avec juste ce qu’il faut de vent et une mer peu agitée : Maskali fait des pointes à 8,5 nœuds (notre vitesse de croisière est habituellement autour de 5 nœuds). Nous arrivons à Roseau en début d’après-midi et mouillons sur une bouée devant l’ « Anchorage hotel ». Nous décidons de louer les services d’un taxi-bus avec chauffeur et guide pour les 3 jours à venir afin de visiter l’île.

Chocolat Elot

Chocolat Elot

Loisirs

Nous mangeons peu de chocolat à bord car il fond trop vite, à moins de le conserver au frigo (mais je trouve que cela altère le goût). Quand je pense qu’il y a quelques mois je mangeais au moins un carré par jour, mes collègues le savent bien (mon préféré étant le chocolat noir à la fleur de sel) ! Cela ne me manquait pas tant que ça, jusqu’à ce que je tombe sur ces tablettes en faisant les courses ! J’avoue que c’est le bel emballage qui m’a attirée au premier abord, mais j’avais déjà entendu parler du Chocolat Elot, fondé en 1911, alors j’ai eu très envie d’y goûter. Effectivement, sa renommée est méritée et maintenant c’est moi qui fond pour ce chocolat ! Dire que je n’ai acheté que ces deux tablettes…

3 et 4 février : mouillage à Saint-Pierre

3 et 4 février : mouillage à Saint-Pierre

Loisirs

Nous remontons vers le nord de la Martinique jusqu’à Saint-Pierre. Il nous faudra plus de deux heures pour réussir à s’ancrer dans ce mouillage très fréquenté ! D’abord, il faut se frayer une place entre tous les bateaux, et puis il y a plus de 20 mètres de fond, ce qui fait que l’ancre a du mal à s’accrocher. Suite à notre première tentative ratée, l’ancre remonte avec elle un gros fil de pêche ; on coupe mais malheureusement le fil se prend dans l’hélice ! Décidément ! Rebelote, Sébastien doit se mettre à l’eau et décoincer le fil de l’hélice, non sans mal. Après 4 ou 5 autres essais infructueux à différents endroits de la baie, nous mouillons finalement à l’écart des autres bateaux, dans 12 mètres d’eau. Ouf, ça tient ! J’étais à deux doigts de quitter l’endroit et de partir directement en Dominique ! Durant toutes nos tentatives, il y a eu un tremblement de terre de force 5, mais en mer nous n’avons rien senti ! Nous sommes venus à Saint-Pierre essentiellement pour faire notre « check out » de la Martinique (les formalités douanières), mais nous avons plaisir à nous promener dans la ville. Nous étions déjà passés en voiture mais un peu rapidement… Cette fois-ci nous montons à bord du « Cyparis express », le petit train qui nous fait remonter dans le temps, avant la terrible éruption de la Pelée qui a soufflé la ville en quelques secondes le 8 mai 1902. Le guide est passionnant et intarissable, il n’en finit pas de nous conter anecdotes sur anecdotes, nous montre des photos anciennes, et nous fait revivre Saint-Pierre au temps de sa splendeur… C’était vraiment une ville rayonnante, prospère et avant-gardiste, qui possédait déjà l’électricité, le tramway et le téléphone à la fin du 19e siècle ! A la fin de la visite, nous ne manquons pas de faire une halte chez Raymond, tout content de nous revoir, pour boire un jus de fruit frais !

Saint-Pierre
Le « Cyparis express »
Saint-Pierre
Les ruines du théâtre.
Saint-Pierre
Les ruines de la prison avec la montagne Pelée sous les nuages.
Saint-Pierre
A la recherche de trésors : coquillages et morceaux de verre dépoli.

 

1er et 2 février : Anse Dufour et Anse Noire

1er et 2 février : Anse Dufour et Anse Noire

Loisirs

Gros coup de cœur pour ces deux anses qui  m’ont été vivement recommandées par Pascale… Je ne voulais pas passer à côté et je ne suis pas déçue ! Ces deux criques contiguës, séparées par un promontoire rocheux, possèdent une particularité géologique : la plage de l’Anse Dufour est composée de sable blanc (comme les plages du sud de la Martinique) tandis que la plage de l’Anse Noire est, comme son nom le laisse présager, faite de sable volcanique noir (comme les plages du nord de l’île). A l’Anse Dufour nous avons côtoyé une tortue, Eléa a même pu la prendre en photo et la filmer avec son nouvel appareil qui va sous l’eau (son cadeau d’anniv’, mais nous lui avons donné un peu en avance pour qu’elle puisse en profiter…). Nous allons en annexe à l’Anse Noire juste à côté, et là, ce sont les pélicans qui font leur show : piquer, plonger, pêcher puis de nouveau s’envoler en guettant le prochain poisson… Un régal pour les yeux !

L'Anse Dufour
L’Anse Dufour
La première tortue photographiée par Eléa !
La première tortue photographiée par Eléa !
Poissons et coraux
Poissons et coraux
Un coin idéal pour le snorkelling !
Un coin idéal pour le snorkelling !
L'Anse Noire
L’Anse Noire
Maëlle se rafraîchit sur la plage.
Maëlle se rafraîchit sur la plage.
3, 2, 1... plongeon !
3, 2, 1… plongeon !
Box made in Toulouse !

Box made in Toulouse !

Loisirs

C’est aux Anses d’Arlet que nous avons retrouvé Nathalie, Jean-Christophe et leurs deux enfants, des amis d’amis en vacances en Martinique, qui ont joué les facteurs en nous ramenant ce colis bien garni ! Merci Pascale, quelle délicate attention ! Nous avions prévu de dîner ensemble à bord de Maskali, mais au milieu de l’apéritif le mal de mer a commencé à les gagner (à cause du mouillage rouleur…) alors nous avons finalement passé la soirée au restaurant.Arlet_14

30 et 31 janvier : les Anses d’Arlet

30 et 31 janvier : les Anses d’Arlet

Loisirs, Voile

Ce village a tout pour plaire avec sa jolie plage, sa belle église, ses maisons créoles coquettes, ses pêcheurs et son rocher qui émerge à quelques mètres du bord de l’eau, où l’on ne se lasse pas d’observer les poissons multicolores ! Une vraie carte postale. Tout, excepté peut-être le mouillage décidément trop rouleur, qui nous a valu deux mauvaises nuits. Le coin est également réputé pour ses tortues, mais nous n’en avons pas vu !

Anses d'Arlet
Maison créole avec vue sur la mer.
Anses d'Arlet
L’épicerie où l’on achète des accras à l’heure de l’apéritif !
Anses d'Arlet
Une maison ensoleillée. Admirez la bordure sous le toit !
Anses d'Arlet
Barque de pêche se reposant sur la plage.
Anses d'Arlet
Encore des barques, je ne me lasse jamais de les photographier !
Anses d'Arlet
Maëlle équipée pour la plongée !
Anses d'Arlet
Le « lionfish », très joli poisson mais c’est une espèce invasive qui ne devrait pas avoir sa place ici…
Anses d'Arlet
Tableau artisanal
Anses d'Arlet
Jaune + bleu = un margouillat vert !
Anses d'Arlet
Le cinéma l’Atlas, qui date de 1903 !
Anses d'Arlet
L’église d’Arlet à la tombée de la nuit.